Comment mettre des appareils auditifs avec des lunettes : guide pratique pour un confort optimal
Mettez toujours l’appareil auditif avant les lunettes pour un confort optimal au quotidien.
- Appareil d’abord, lunettes ensuite, pour éviter les chevauchements.
- Privilégiez un modèle laissant de la place aux branches.
- Faites régler le fil d’écouteur par l’audioprothésiste.
- Testez la cohabitation pendant les 30 jours d’essai gratuit.
- Comptez 4 mois pour une adaptation optimale.
- Un suivi régulier limite pressions et sifflements.
Lunettes auditives : l’alternative intégrée et ses spécificités
Fonctionnement et indications des lunettes auditives
Les lunettes auditives intègrent la technologie auditive directement dans les branches de la monture. Le son est transmis par conduction osseuse via l’os mastoïde, situé derrière l’oreille. Aucun embout ni contour ne vient encombrer le conduit auditif : la monture reste un accessoire unique, porté comme des lunettes classiques.
Cette solution s’adresse uniquement aux personnes présentant des pertes auditives légères à modérées. Pour les déficiences plus sévères, un appareil auditif traditionnel reste indispensable. Le réglage du volume se fait oreille par oreille depuis une application mobile, ce qui permet d’ajuster précisément l’amplification selon l’environnement.
Modèles, prix et remboursements des lunettes auditives
Plusieurs modèles existent sur le marché, dont les Nuance Audio et Silk IX. Leur autonomie atteint 8 à 12 heures et la recharge s’effectue dans un étui magnétique, sans manipulation complexe. Côté budget, comptez un prix de départ de 800 € pour une paire, et jusqu’à plus de 2000 € pour les modèles les plus avancés.
- Nuance Audio et Silk IX : modèles intégrés disponibles sur le marché
- Prix dès 800 € la paire, au-delà de 2000 € pour le haut de gamme
- Autonomie de 8 à 12 heures selon l’usage
- Recharge par étui magnétique, simple et rapide
- Pertes légères à modérées uniquement
- Réglage via application mobile, volume par oreille
Le remboursement suit les règles de l’appareillage auditif. Pour un appareillage standard de classe I, le plafond est fixé à 950 € par oreille. En cas de déficience visuelle et auditive associées, ce plafond grimpe à 1400 € par oreille. Pensez également aux 30 jours d’essai gratuit souvent proposés, qui permettent de tester le confort avant tout engagement.
Consulter un audioprothésiste pour un ajustement réussi

Avant même de choisir une monture, un passage chez l’audioprothésiste s’impose. Le bilan auditif est gratuit en centre, tout comme l’ajustement initial. Profitez-en pour signaler que vous portez des lunettes : le professionnel orientera son choix vers un modèle laissant de la place aux branches, et réglera la position du fil d’écouteur pour limiter les points de pression derrière l’oreille.
L’essai constitue l’autre atout majeur de cette étape. La plupart des centres proposent 30 jours d’essai gratuit, et certains comme Kesako offrent 1 mois sans engagement. Cette période vous permet de tester réellement la cohabitation avec vos lunettes : enfilage, retrait, confort en fin de journée, absence de sifflements.
Comptez 4 mois pour une adaptation optimale aux appareils auditifs. Un suivi régulier reste indispensable : l’audioprothésiste ajuste les réglages, raccourcit ou allonge les branches de vos lunettes si besoin, et adapte l’appareillage à l’évolution de votre audition. N’hésitez pas à prendre rendez-vous dès qu’une gêne persiste.
Comment porter confortablement les deux ensemble : techniques et astuces
La clé d’une cohabitation réussie entre lunettes et appareil auditif tient à un geste simple : l’ordre de mise en place. En respectant quelques réflexes précis et en adoptant les bons accessoires, la superposition des deux dispositifs devient vite naturelle.
- Appareil avant lunettes : placez toujours l’appareil auditif en premier dans le conduit ou derrière l’oreille.
- Retrait en ordre inverse : enlevez les lunettes d’abord, puis l’appareil, pour éviter tout accrochage.
- Branches glissées doucement : faites passer la branche par-dessus l’appareil sans forcer, en la guidant du bout des doigts.
- Coussinets silicone ou mousse : glissés sur la branche, ils réduisent la pression derrière l’oreille.
- Crochets d’oreille stabilisateurs : ils maintiennent la branche en place sans appuyer sur l’appareil.
- Quelques semaines d’adaptation : comptez environ 4 mois pour que le geste devienne totalement automatique.
Ces réflexes simples limitent considérablement le risque de sifflement et de tension au point de contact. Ils préservent aussi la longévité de vos deux équipements.
Porter lunettes et appareil auditif : défis et contraintes du quotidien
Si la gêne persiste malgré ces précautions, elle vient souvent de la monture elle-même : des branches trop serrées ou un poids mal réparti finissent par irriter la peau derrière l’oreille. Un ajustement chez l’opticien permet alors de soulager la pression des branches sans toucher à l’appareil auditif.
Le premier point de tension se situe derrière l’oreille. La superposition des branches de lunettes et du contour de l’appareil crée une pression rétro-auriculaire qui peut devenir douloureuse après plusieurs heures. Ce conflit d’espace est la difficulté numéro un rapportée par les porteurs, surtout avec des montures épaisses ou mal ajustées.
Autre contrainte fréquente : le larsen. Quand une branche de lunettes touche le microphone de l’appareil, elle perturbe la captation du son et déclenche un sifflement désagréable. Le risque augmente avec des branches larges ou un appareil mal positionné.
La manipulation quotidienne demande aussi de la dextérité. Poser ou retirer lunettes et appareils dans le bon ordre, sans les faire tomber, devient un geste à automatiser. L’impact esthétique reste enfin une préoccupation majeure : beaucoup redoutent que la superposition des deux équipements ne soit trop visible.
Quel appareil auditif privilégier quand on porte des lunettes ?
| Type d’appareil | Compatibilité avec lunettes | Pertes indiquées |
|---|---|---|
| Intra-auriculaire | Excellente, aucun contact | Légères à moyennes |
| Micro-contour RIC | Très bonne, fil ultra-fin | Légères à sévères |
| Contour moderne | Bonne, place aux branches | Toutes pertes |
| Intra-profond | Excellente, très discret | Légères à moyennes |
L’intra-auriculaire, la solution sans conflit
L’appareil intra-auriculaire se loge directement dans le conduit auditif. Résultat : aucun contact avec les branches de lunettes, donc aucune pression derrière l’oreille et aucun risque de sifflement lié au frottement. C’est le choix le plus confortable pour les porteurs de montures. Il convient aux pertes légères à moyennes. À noter : l’intra-profond, encore plus discret, n’est pas adapté à tous les conduits.
Le micro-contour RIC, compatible à 100 %
Le micro-contour RIC (Receiver In Canal) place le récepteur dans le conduit et ne laisse derrière l’oreille qu’un boîtier ultra-fin, relié par un fil discret. Cet encombrement minimal laisse toute la place aux branches de lunettes. Sa compatibilité est totale, et il couvre un large éventail de pertes, des plus légères aux plus sévères.
Le contour moderne et l’avantage 100 % Santé
Les contours modernes ont été repensés pour dégager de l’espace au niveau des branches. Ils restent pertinents lorsque la perte auditive nécessite une puissance que l’intra ne peut offrir. Côté budget, la catégorie 100 % Santé classe I plafonne à 950 € par oreille, un repère utile pour un appareillage sans reste à charge.
Choisir des lunettes adaptées aux porteurs d’appareils auditifs
Le choix de la monture est déterminant pour cohabiter confortablement avec un appareil auditif. Une monture mal adaptée génère des points de pression derrière l’oreille, aggrave l’effet de superposition avec le contour, et peut même provoquer des sifflements lorsque les branches entrent en contact avec le micro. À l’inverse, une paire bien sélectionnée rend la cohabitation quasi imperceptible au quotidien.
Plusieurs critères objectifs permettent de faire le bon choix en magasin. Les voici regroupés sous forme de repères concrets à vérifier lors de l’essai.
- Poids de 15 à 25 grammes : au-delà, la pression derrière l’oreille devient vite inconfortable.
- Titane ou plastique léger : ces matériaux réduisent la fatigue et la sensation de charge.
- Branches fines et arrondies : elles limitent la surface de contact avec le contour auditif.
- Montures profilées et évidées : un espace dédié derrière l’oreille évite l’écrasement de l’appareil.
- Clip pour plusieurs paires : ce système fixe l’appareil sur différentes montures sans le déplacer.
Ces cinq critères se combinent : une monture en titane de 18 grammes avec des branches fines et une zone évidée cochera la plupart des cases. À l’essai, vérifiez que la branche ne pousse pas l’appareil vers le haut et que le tube ou le fil de l’écouteur reste bien en place lorsque vous bougez la tête.
Un opticien habitué aux porteurs d’appareils auditifs saura ajuster la longueur et l’angle des branches directement en boutique. Ce réglage fin, souvent gratuit, transforme radicalement le confort ressenti. N’hésitez pas à apporter votre appareil lors de l’essai : c’est la seule façon de tester réellement la superposition.
